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Financement majeur pour une recherche sur la finance inclusive en Afrique

IMG_1678Issouf Soumaré et un consortium de chercheurs internationaux obtiennent un financement majeur pour une recherche sur la finance inclusive en Afrique.

Un consortium de chercheurs internationaux dont fait partie M. Issouf Soumaré, professeur au Département de finance, assurance et immobilier de FSA ULaval, vient d’obtenir un montant de £2,017 millions (équivalent de 3,84 millions $ CA) dans le cadre du concours « DFID-ESRC Growth Research programme (DEGRP) Call 3 (2015-2016) » pour leur projet de recherche sur le développement de la finance inclusive dans les pays africains à faible revenu. Le projet sera lancé le 30 mai 2016 lors de la rencontre semestrielle de l’African Economic Research Consortium (AERC), un organisme de recherche panafricain basé à Nairobi, au Kenya. Ce sera une bonne occasion de recueillir les avis des décideurs, des acteurs du secteur privé et de la société civile africaine.

L’Université Laval est la seule université canadienne et l’une des deux universités nord-américaines à participer au projet. Le consortium est formé de chercheurs provenant d’institutions de recherche de plusieurs pays et régions. Du Royaume-Uni : University of Birmingham, SOAS University of London, Institute of Development Studies de l’University of Sussex, Loughborough University, Overseas Development Institute et University of Nottingham; des Pays-Bas : CIBIF, Faculty of Economics and Business, University of Groningen; de l’Amérique du Nord : l’Université Laval, Canada et Columbia University, États-Unis, et particulièrement d’Afrique : University of Ghana-Legon et l’AERC.

Étalée sur quatre ans (2016-2020), la recherche tentera de répondre aux trois questions fondamentales suivantes:

  1. Comment les cadres institutionnels peuvent-ils favoriser le développement de la finance inclusive?
  2. Quel rôle l’afflux de capitaux publics et privés joue-t-il dans l’inclusion financière des ménages en Afrique?
  3. Comment les institutions privées et publiques d’Afrique peuvent-elles servir de catalyseurs et de canaux de diffusion technologique et d’inclusion financière?

Les institutions et marchés financiers favorisent le transfert de flux d’information sur la disponibilité des ressources dans l’économie, surtout les ressources financières requises pour soutenir la croissance économique. Toutefois, le lien entre développement financier et inclusion financière est loin d’être compris, surtout que certains ménages et entreprises ont de la difficulté à profiter pleinement des potentialités qu’offre le secteur financier. De plus, certains pays comme les pays à faible revenu et les États fragiles, ont difficilement ou très peu accès aux marchés des capitaux internationaux. Pourtant, les nouvelles technologies, comme les systèmes mobiles de transfert d’argent, ont renforcé l’inclusion financière mais il existe toujours des entraves quant à l’accès à la finance, de même que les écarts de développement des systèmes financiers semblent s’élargir depuis la crise financière de 2007-2009. On s’entend maintenant pour dire qu’il existe un besoin urgent de recherche sur la finance inclusive et sa possible contribution à élever le niveau de vie dans les pays à revenu faible vers un niveau équivalent aux pays à revenu intermédiaire.

D’après le professeur Issouf Soumaré, ce projet regroupant les meilleurs chercheurs dans les domaines de la finance du développement et du développement économique devrait permettre non seulement de renforcer les capacités des chercheurs dans les institutions africaines, mais aussi de fournir aux décideurs une base solide pour des prises de décisions éclairées visant une meilleure inclusion financière et une amélioration des conditions de vie des populations sur le continent africain.

Conférence et accord-cadre entre FSA ULaval et la Bourse régionale des valeurs mobilières

Première rangée : Bernard Garnier (vice-recteur aux études et aux activités internationales), Edoh Kossi Amenounve (directeur général de la BBRVM) et Michel Gendron (doyen). Deuxième rangée : Nicole Lacasse (vice-rectrice adjointe aux études et aux activités internationales), Bruno Déry (président et chef de la direction du Collège des administrateurs de sociétés) et Issouf Soumaré (directeur des relations internationales).

Première rangée : Bernard Garnier (vice-recteur aux études et aux activités internationales), Edoh Kossi Amenounve (directeur général de la BBRVM) et Michel Gendron (doyen). Deuxième rangée : Nicole Lacasse (vice-rectrice adjointe aux études et aux activités internationales), Bruno Déry (président et chef de la direction du Collège des administrateurs de sociétés) et Issouf Soumaré (directeur des relations internationales).

Le lundi 16 mai 2016, près d’une quarantaine de personnes, dont des professeurs et des étudiants, ont assisté à une conférence d’Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières et du Dépositaire central / Banque de règlement, au Carré des affaires FSA ULaval-Banque Nationale.

Titulaire d’un doctorat en sciences de l’administration, option finance, de l’Université Laval, il a abordé les questions de développement des marchés de capitaux en Afrique et les opportunités pour les investisseurs étrangers.

La conférence a été suivie de la signature d’un accord-cadre entre la Faculté et la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) pour collaboration de recherche et de formation dans le domaine de la gouvernance.

Cet événement a été organisé par le Laboratoire d’ingénierie financière de l’Université Laval (LABIFUL) et le Département de finance, assurance et immobilier de FSA ULaval.